Camille Mutel propose un atelier engageant le corps et le mouvement en lien avec sa nouvelle création le Sel de la vie

Camille Mutel déploie sa nouvelle création, Le Sel de la Vie, autour de la singularité et de la fragilité d’un territoire unique : la Vallée de la Seille (57). ¶ A la lecture de l’effacement progressif du paysage et de sa transformation inéluctable, l’artiste s’interroge sur ce que « mourir invisible » signifie pour chaque espèce, qu’elle soit végétale, animale ou humaine. ¶ Elle s’associe à la designeuse culinaire Céline Pelcé pour imaginer une cérémonie gestuelle et culinaire dans laquelle les convives sont invités à se nourrir littéralement de ce paysage. ¶ Ensemble, elles proposent une expérience sensorielle proche du rituel, dans laquelle il convient d’inhumer les aliments, les déterrer, ou les réduire en cendres. Tandis que l’eau de source trace un sillon fugace le long d’une pierre de sel gemme, le fruit trop mûr, embaumé des mains de l’une ou l’autre artiste prend corps pour une dernière fois dans la bouche et la mémoire des hôtes ici réunis.

Camille Mutel est soutenue par le CCN - Ballet de Lorraine dans le cadre du dispositif Accueil-studio janvier - juin 2026.

Camille Mutel

Camille Mutel

Camille Mutel est danseuse et chorégraphe. Interprète d’Hervé Diasnas, Jean Claude Gallotta ou plus récemment Matthieu Hocquemiller, elle doit principalement son langage chorégraphique à sa rencontre marquante avec la radicalité du butoh. Elle fut l’élève de Masaki Iwana pendant cinq ans et n’a cessé d’approfondir ses connaissances sur la culture japonaise en dansant pour plusieurs chorégraphes comme Akira Kasai ou Yukio Waguri au Japon et en Europe entre 2000 et 2010. ¶ En 2019, elle effectue un séjour de quatre mois à la Villa Kujoyama où elle étudie la cérémonie du thé. Elle y entame l’écriture d’une quadrilogie intitulée La place de l’autre. ¶ Not I, solo crée à l’hiver 2020, en est le premier volet. En 2020, elle est lauréate de l’aide à la recherche en art du geste de la DGCA. Son travail intitulé : Ecrire un rite laïque, étude de geste, est déposé à la BNF en 2024. ¶ Il sert d’appui pour le second volet de la quadrilogie intitulé Pourtant chacun tue ce qu’il aime. Elle y chorégraphie Kerem Gelebek et Philippe Chosson. ¶ Le sel de la vie, constitue le troisième volet de cette quadrilogie.